Dis-moi Frigoulette, c’était qui Marcel Gili ?

Marcel Gili, né le 12 février 1914 à Thuir. Fils de Isidore Gili et de Raymonde Rière d’Altariva, il est le cadet d’une famille de treize enfants.

 

Son père possède une entreprise familiale de maçonnerie et est également musicien et compositeur de sardanes.

 

Travaillant avec son père sur les chantiers, il abandonne rapidement le violoncelle pour se consacrer au rugby à XV.

   

Il commencer à tailler des blocs de pierre et rencontre le sculpteur Gustave Violet à Perpignan qui le prend dans son atelier durant deux ans.

 

Gustave Violet

En 1930, a à peine 16 ans il réalise une sculpture de 17 mètres de long, avec 32 personnages de 3 mètres de haut pour la piscine Nakach de Toulouse.

     

Puis Aristide Maillol l’invite à Banyuls-sur-Mer et l’initie au croquis sur le vif.

  

Aristide Maillol – Nu allongée – Nu accroupie (1973)

Louis Noguères, maire de Thuir lui commande son buste.

 

En 1932 il expose à la galerie Campistro de Perpignan, mais en 1939 la guerre éclate et il est mobilisé.

Il sert alors aux avant-postes sur le Rhin mais sera fait prisonnier en 1940. A peine deux jours après sa capture, il s’évadera avec un camarade.

Dès 1947 Marcel enseigne la sculpture à l’école des beaux-arts de Bourges.

Il participe à de nombreuses expositions collectives, notamment à Rio de Janeiro, à la Biennale de Venise, au Salon de l’Art Français à Tokyo en 1951, à celui de la Sculpture Française à Bruxelles en 1952, à la Biennale de la Sculpture de plein air à Anvers, à la Triennale de Milan. Il exposera ensuite en Autriche, en Suède, aux Pays-Bas, au Japon, en Allemagne, à Cuba, en URSS, en Grèce et en Italie en 1979.

En France ses œuvres seront à Paris, Céret, Caen, Bourges, Orléans, Collioure, Perpignan, Montpellier, Toulouse, Mulhouse, Brest, Besançon, Clermont-Ferrand et Vannes.

 

Construit sur les ruines d’une maison romaine, en 1962 il achète le mas Génégals près de Vingrau, et passionné par l’astrophysique, il réalise également une série de

« Météorites »

Marcel Gili décède brusquement en 1993 de complications postopératoires.

Sa tombe est à Mons en Belgique

Aujourd’hui une partie de ses œuvres sont exposées de façon permanente par l’association des Ami (es) de Marcel Gili et par Geneviève Gili au Mas Génégals de Vingrau.

  

Merci Frigoulette… à bientôt