Dis-moi Frigoulette, c’était quoi la dynamiterie de Paulilles ?

1866 Alfred  Nobel vient d’inventer le processus de fabrication de la dynamite.

 

 Alfred Nobel

La France et la Prusse s’affrontent dès juillet 1870. Napoléon III est fait prisonnier et la République est proclamée.

                                                                                                          Napoléon III

Léon Gambetta, ministre de la Guerre et de l’Intérieur, veut faire bâtir une dynamiterie qui devait fournir 500 kg de dynamite par jour à l’armée française.

Léon Gambetta

Paul Barbé associé d’Alfred Noble achète des terrains dans la vallée de Paulilles. Il fait ensuite construire les bâtiments ainsi que la voie ferrée entre Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer.

                       Paul Barbé

1870 les premiers bâtiments sont construits et équipés. Commence alors la fabrication des éléments essentiels nécessaires à la composition de la dynamite.

 

                                                                                        Pétrissage de la dynamite 1887

En 1871, la France et la Prusse signèrent l’armistice. Le 8 mars 1875, une nouvelle loi fut promulguée : la dynamite put être fabriquée par l’industrie privée. Achetée par la Société centrale pour la fabrication de la dynamite (SCD), Paulilles doubla alors sa production.

A partir de cette date, les besoins en dynamite vont s’amplifier ; percements de tunnels, extractions de minerais, creusement du canal de Panama, construction du Transibérien, etc…

 

Atelier de tamisage des poudres dévasté après une explosion.

Visite du Maréchal Pétain à la dynamiterie en 1937

En 1941, l’usine de Paulilles passe sous contrôle allemand.

1942 à Port Vendres.

1975 la production avoisine les 4 000 tonnes répondant aux besoins importants créés par la construction de la station spatiale de Kourou en Guyanne.

En 1984, la production passe à Rivesaltes et le site de Paulilles devient une friche industrielle.

 

En 1998, le territoire fut racheté par le conservatoire du littoral qui, en partenariat avec le Conseil général, se proposa de réhabiliter le site.

À partir de 2004, le soutien du département permet la revalorisation et l’ouverture des lieux au public, offrant notamment un accès aux plages.

Depuis sa réouverture au public en 2008, le site accueille plus de 250 000 visiteurs par an et l’Anse de Paulilles appartient à la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls.

 

Dans la maison du site, une exposition permanente
est consacrée à la mémoire ouvrière, tandis qu’à l’extérieur,
un parcours muséographique évoque le passé industriel de la dynamiterie.

 

 « A la mémoire des ouvriers militaires d’origine annamite mobilisés pour le temps de la Grande Guerre. Morts pour la France lors d’explosions à l’usine de dynamite de Paulilles. 1914-1918 »