Dis-moi Frigoulette, parle-moi de Jean-François Imbernon ?

Jean-François Imbernon est un joueur français de rugby à XV, né le 17 octobre 1951 à Sahorre.

Il était deuxième ligne de l’USA Perpignan et de l’équipe de France.

 

1ère Division Nationale Groupe B 1986/1987

Son association en deuxième ligne avec Michel Palmié était redoutée au niveau international.

 

Jean-François Imbernon et Michel Palmié

En 1977, l’équipe de France de rugby remporte le tournoi des V Nations.

Le 1er mai 1980, il participe au premier match des Barbarians français contre l’Écosse à Agen. Les Baa-Baas l’emportent 26 à 22. Il joue également le deuxième match des Barbarians français, le 15 mai 1981, contre Crawshay’s à Clermont-Ferrand. Les Baa-Baas l’emportent 34 à 42.

Au Castillet

Petite histoire

Le 20 mars 1982, l´Irlande dominait le Tournoi et venait au Parc en quête d´un deuxième Grand Chelem. La France était au plus mal

Terriblement discuté, Jacques Fouroux, « le Petit Caporal » décrochait son téléphone pour rappeler les vieux grognards à la rescousse.

Paparemborde, Dospital mais aussi Imbernon, le deuxième ligne de l’Usap !

Pierre Dospital, Robert Paparemborde et Jean-François Imbernon

« J’ai besoin de toi pour jouer l’Irlande. La patrie est en danger. Tu n’auras qu’à courir et mettre des marrons. »

« J’y serai, tu peux compter sur moi », assure alors le colosse perpignanais.

En arrivant à la Cité d’Antin, le lieu du rassemblement, Jean-François boit l’apéro en compagnie de Jean-Luc Joinel.

Jean-Luc Joinel

« Ça va te faire drôle avec la diététique ! » le prévient le 3e ligne briviste.

« Qui c’est celle-là ? » plaisante Imbernon.

« Pas de jaja, ni de fromage. Des poireaux bouillis, des carottes râpées, du Coca et de la limonade », insiste Joinel.

Colère d´Imbernon.

« Si c’est ça, je me casse ! »

Fouroux récupère Imbernon de justesse.

« Pour toi, il y aura un régime à part ! »

Au château de la Voisine à Clairefontaine, une table lui était réservée sur laquelle se tenaient une bouteille de vin et un camembert.

Sur la pelouse du Parc, les Tricolores l´emportaient 22 à 9, évitant ainsi la cuillère de bois.

« J’étais venu pour donner un coup de main pendant vingt minutes, se souvient encore Imbernon. Quand j’ai voulu sortir, Jacques a refusé. Alors là, tous les voyants rouges se sont allumés. L’huile, l’eau, la courroie, j’ai failli casser le moteur. »

 

Imbernon trouvera encore les ressources nécessaires sur l’essai de Blanco pour aller caresser les côtes du talonneur Fitzgerald.

Serge Blanco et Ciaran Fitzgerald

« Sorry, sorry, lui dis-je alors. Tu parles ! Je l´avais fait exprès », en rigole encore le sauveur inattendu du XV de France.

 

Merci Frigoulette ! A dimanche prochain