Les personnages de l’histoire – Albert Saisset

Albert, né à Perpignan le 10 novembre 1842, au numéro 2 de la rue de l’incendie, de Saisset Augustin et de Louise Villalongue.

Perpignan – Les remparts

Il fait ses première études au collège de sa ville natale qu’il termine brillamment au lycée de Montpellier.

Il intègre ensuite l’école de Saint-Cyr et suit durant deux ans les cours de l’Ecole supérieure de Commerce de Paris.

 

Possédant le secret, assez rare, d’allier les chiffres et les vers, Albert Saisset consacre très souvent à rimer ses loisirs.

Il écrit d’abord des poésies françaises dont une partie est publiée sous le titre de : Poésies roussillonnaises.

En 1884, Albert présente au concours de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales, une pièce en vers intitulée tout simplement :

« Perpignan » et obtient le premier prix.

 

Deux ans plus tard, il est appelé à la direction des travaux de la section des lettres de cette même société.

Albert compose ensuite les paroles de « Salut au Roussillon » mit en musique par  Bonaventure Petit, un compositeur Catalan et en 1887, il écrit sans nom d’auteur, un premier recueil de poésies catalanes ; c’est une révélation ! Les monologues contenus dans ce fascicule sont lu dans tout le Roussillon.

 

Bonaventure Petit – Une de ses partition

Un second recueil ne tarde pas à paraître, et le public désire alors connaître le nom de l’auteur de ces pièces catalanes.

Et c’est avec le troisième fascicule qu’il publie, qu’Albert soulève le voile de l’anonymat et édite désormais sous le pseudonyme d’Oun Tal qui veut simplement dire « Un tel… »

  

Jusqu’au jour de sa mort, il publie seize recueils et une grammaire Catalane dans laquelle il préconise et met en usage une orthographe phonétique du catalan, rompant de propos délibéré avec la tradition et l’étymologie.

Jules Delpont, à l’époque secrétaire de la Société Agricole, dira de lui « tous ses monologues et ses chansonnettes reflètent le ciel, la mer et les montagnes incomparables du Roussillon ; un souffle les anime qui condense dans leurs vers le soleil bienfaisant, l’atmosphère limpide, les cimes neigeuses et les horizons capricieux de nos paysages catalans. Ils sont, une reproduction vivante des types et des mœurs de notre temps ; de ces types et de ces mœurs, Saisset a excellé à en rendre le côté rieur, bon enfant. Lire ses œuvres, c’est rire aux éclats et oublier, pour un instant, les petites misères de la vie. Une seule réserve s’impose, quant au caractère littéraire de ses catalanades. Saisset n’écrivait pas le catalan, il le parlait ; ne tenant aucun compte de l’orthographe et des prescriptions de la grammaire catalane, il écrivait phonétiquement.»

Albert décède le 14 août 1894 et est enterré au cimetière Saint-Martin.

 

Aujourd’hui des avenues, des rues mais aussi des lieux publique tel que des parcs ou des écoles portent son nom.

Voilà l’histoire d’Oun Tal, poète et chansonnier qui a marqué de ses mots, le Pays Catalan !

Merci Frigoulette… à bientôt !