Dis-moi Frigoulette, qui était Camille Fourquet ?

Fils de Louis Fourquet, menuisier et de Marguerite Cotxet, Camille Fourquet né le 10 février 1890 à Maureillas.

Camille Fourquet se marie avec Marie Pic en 1910 avec qui il aura deux fils.

Camille effectue son service militaire de 1911 à 1913. Il est mobilisé le 1er août 1914, participe à la Première Guerre mondiale, n’obtenant sa démobilisation que le 22 juillet 1919. Le registre matricule précise qu’il était « employé comme brigadier téléphoniste » et mentionne « son courage et son sang-froid, en particulier en Belgique en réparant sous le feu la ligne coupée par les bombardements ».

Il poursuivit ensuite une carrière normale d’instituteur adjoint, d’abord à Château-Roussillon, puis à Fourques, Toulouges. En 1926, il est affecté à l’école de garçons Jules-Ferry de Perpignan, l’une des plus réputées de la ville.

Camille Fourquet, sur proposition de Gilbert Brutus, adhère au mouvement Libération en avril 1942.

 

Gilbert Brutus

En 1943, il devient responsable des administrations publiques puis responsable départemental des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) après que leurs chefs dont Jean Moulin ont été capturés par les Allemands.

Jean Moulin

En 1944, il parvient à éviter une nouvelle rafle et quitte le département des Pyrénées-Orientales pour l’Aveyron. Les Allemands arrêtent et déportent en représailles son fils ainé Jean-Louis au camp de Buchenwald.

De retour à Perpignan, Camille Fourquet organise la libération, procède à des nominations pour les futurs postes, mais ce travail est toujours perturbé par la rivalité qui l’oppose aux socialistes de Louis Noguères, qui ne cesse de s’envenimer.

Camille Fourquet se retira de la politique fin 1945, repris un poste dans l’enseignement puis, retraité, s’employa à écrire des mémoires et ouvrages sur la Résistance.

Après la mort de sa première femme en 1949, il épousa l’année suivant à Perpignan, Anna Massardo, sa compagne de clandestinité qui fut responsable départementale du Comité des œuvres sociales de la résistance née à Serralongue

Camille Fourquet meurt le 6 juin 1965 à Perpignan.

Merci Frigoulette…