Dis-moi Frigoulette, qui était Étienne Monier ?

Le 20 août 1889, naissance d’Elie Etienne MONIER, dit « SIMENTOFF » à Estagel.

Issu d’un milieu paysan, il commence à travailler à 12 ans dans un château comme jardinier-fleuriste. Exploité, il devient rapidement un révolté et rejoint les anarchistes après les avoir rencontrés lors d’une tournée de conférences dans le Midi. Le 4 décembre 1910, peu après son arrivé à Paris, il est déclaré insoumis par les autorités militaires. Il change alors d’identité utilisant les papiers d’un ami anarchiste du nom de Samuelis Simentoff et part en Belgique où il se fait camelot.

Il y fera la connaissance d’Octave Garnier, de Raymond Callemin et de Édouard Carouy.

 

Octave Garnier, Raymond Callemin et Édouard Carouy

Ils reviendront vivre ensemble dans la communauté de Romainville où Viktor Lvovitch Kibaltchitch dit « Victor Serge » et Rirette Maîtrejean éditent le journal « l’anarchie ».

Viktor Lvovitch Kibaltchitch et Rirette Maîtrejean

Étienne Monier se lie avec Jules Bonnot et les autres compagnons illégalistes, avec qui il participera à certaines actions violentes.

 

Jules Joseph Bonnot est né le 14 octobre 1876 à Pont-de-Roide dans le Doubs.

Jules Bonnot, son épouse Sophie et son fils Louis Justin (1906)

Pendant 2 ans, Jules Bonnot, petit mécanicien anarchiste, va défrayer la chronique avec ses braquages sanglants.

   

Aidé par ceux que l’on a appelés «la bande à Bonnot», ils ont volé et tué plusieurs personnes sous l’égide de l’anarchisme.

Monier est recherché pour un vol commis à Carcassonne le 27 août 1911. Le 25 mars 1912, il est à Montgeron pour le vol d’une automobile où il y a mort d’homme, puis à Chantilly, où il prend part à l’attaque de la Société Générale, banque où deux employés sont tués.

Le 24 avril 1912, il est finalement arrêté dans un petit hôtel de Belleville.

Le 27 février, Étienne Monier est condamné à mort avec

Raymond Callemin, Eugènne Dieudonné et André Soudy.

Raymond Callemin

 

Eugènne Dieudonné et André Soudy

Étienne Monier sera guillotiné le 21 avril 1913.

 

 

Testament d’Étienne Monier.

« Je lègue à la Société mon ardent désir qu’un jour, peu lointain, règne dans les institutions sociales un maximum de bien-être et d’indépendance, afin que l’individu, dans ses loisirs, puisse mieux se consacrer à ce qui fait la beauté de la vie, à l’instruction et à tout ce qui est science. »