Les personnages – Jean Galia

Quel incroyable destin, celui de ce Catalan, fils de maraîcher d’Ile sur-Tet qui a vu le jour le 20 mars 1905.
1,80 m pour 85 kg, il a montré de solides aptitudes pour les diverses pratiques sportives, aviron, boxe et rugby à XV.
Jean Galia dit « monsieur Jean », a participé à l’éclosion sportive du second club toulousain dans la ville rose, celui du Toec.
Il participe aux trois finales du championnat de France de 1928, 1929, 1930. Dans le concert international, les Britanniques l’ont même élu le meilleur avant d’Europe.  Jean Galia a de légitimes ambitions, celles d’un sacre de champion de France. Pour mener à bien cet objectif, il a enrôlé ses amis catalans de l’US Perpignan : Aimé Barde, Serre Martine et François Noguères
Ce transfert déclenche la colère des dirigeants perpignanais et des responsables fédéraux.
La Fédération française de rugby à XV le radie en 1933. Il tombe alors sous le charme d’une nouvelle pratique rugbystique. « Un rugby pareil, ça ne se décrit pas. Ça se déguste comme un mets rare. Aussitôt qu’on l’aborde, on reste éperdu d’admiration » Et en ce début d’année 1934, Jean Galia n’a qu’une idée, celle de créer la Ligue treiziste.
Début mars, il a mis sur pied une tournée en Angleterre et part à l’aventure avec dix-sept compagnons. L’année après, douze clubs participent au premier championnat de France remportée par Villeneuve.
 
Dans cette décennie des années 30, le rugby à XIII est euphorique. Les stades sont pleins, son équipe nationale rivalise avec les Anglais, les Australiens et les Gallois. Mais le régime de Vichy va en décider autrement et officialisent le 19 décembre 1941 la dissolution de la Ligue treiziste.

   

Elle renaît de ses cendres à la libération en 1946, mais sous l’appellation de jeu à XIII. Quant au fondateur, Jean Galia, il est resté fidèle à la discipline qu’il a créée en 1934 et devient le président du Toulouse-Olympique.
Le 17 janvier 1949, en pleine force de l’âge, il décède dans son appartement toulousain du boulevard de Strasbourg, victime d’une crise cardiaque. Il n’avait que 44 ans. Mais, son empreinte est profondément ancrée dans l’histoire du rugby à XV et XIII français.