Dis-moi Frigoulette, raconte moi l’histoire de l’âne Catalan.

L’âne catalan est connu depuis des siècles pour ses qualités de race mulassière.

Déjà au 9e siècle, l’âne Catalan est décrit pour sa grande taille et ses caractéristiques exceptionnelles. Face à l´imposant taureau espagnol, les Catalans ont choisi un symbole pacifique dote d´une force de volonté propre à son identité.

         

De nos jours, il ne reste que 500 exemplaires dans les Pyrénées orientales de pure race. Le Burro Catalan est le symbole de l´indépendance des Catalans et de leur origine : force et détermination

L’âne est très présent dans les foyers français et ce depuis plusieurs générations. Par les dessins animés d’abord dont voici quelques exemples : Bourriquet, l’ami de Winny l’ourson créer en 1926 par Alan Alexander Milne ; Benjamin l’âne de « la ferme aux animaux » de 1945 ; « l’âne Trotro » de Bénédicte Guettier qui passe régulièrement sur nos écrans.

       

Décliné également sous forme de conte avec « Les mémoires de Cadichon » l’âne savant de la Comtesse de Ségur parus en 1860 ;  l’incontournable « Peau d’âne » de Charles Perrault ; « Bim le petit âne » de Jaques Prévert et parus en 2015 « Les aventures de Frigoulette, le petit âne Catalan » de Terry Tremblay.

L’âne de Pia

« Et bien, c’est l’histoire d’un Pianenc heureux propriétaire d’un âne, que l’on devine de race catalane bien sûr. Quittant son étable avec son maître pour se rendre à ses travaux, le duo passait devant l’église de Pia, qui arborait un superbe pissenlit au sommet de son clocher. Pissenlit probablement né d’une graine apportée par un coup de Tramontane ou par un oiseau gourmant et qui, se trouvant bien là, poussa et fit de forts belles fleurs. A chaque passage l’âne voyait ce beau pissenlit et se mettait à braire de convoitise et il fallait mettre en œuvre des trésors d’imagination pour lui faire passer l’envie de le croquer et poursuivre son chemin. Un jour, son propriétaire en eu assez de ces caprices et décida de lui offrir le pissenlit. Il alla chercher une corde, monta au sommet du clocher pour la passer par une poulie et attacha un bout de la corde au cou de l’âne. Puis, il tira de toutes ses forces pour faire monter l’animal jusqu’à la fleur. Évidemment l’âne se mis à braire de douleur, mais ses cris furent interprétés pour de la joie par ce Pianenc si peu malin. L’âne ne put jamais manger son pissenlit ni quoi que ce soit d’autres d’ailleurs, et tout le village pleura sa mort. C’est depuis ce jour-là que l’âne est le symbole de Pia, en plus d’être celui de la Catalogne. »