Les personnages de l’histoire Catalane – Le Général Jean Gilles

Jean Gilles, fils de Joseph Marius Gilles et de Marie Pagès, né à Perpignan le 14 octobre 1904.

 

Le Castillet et ses remparts – Le Palmarium

Élève au prytanée (1) militaire  de La Flèche dès l’âge de 12 ans, Jean Gilles intègre Saint-Cyr en 1922. Il a tout juste 18 ans !

 

Prytanée de La Flèche (72 Sarthe)

   

Lycée Militaire Saint-Cyr l’école (78 Yvelines)

Lors d’un exercice de tir, il est gravement blessé et perd un œil. Toutefois maintenu dans sa promotion il renoncera cependant à être aviateur.

 

À sa sortie de l’école en 1924, le jeune sous-lieutenant est affecté au 24e régiment de tirailleurs sénégalais à Perpignan. Il rejoint ensuite le Maroc pour prendre part à la guerre du Rif où il obtient à vingt ans sa première citation.

  

Démobilisé en France en décembre 1942, après l’invasion de la zone libre par les Allemands, Jean tente alors de rejoindre l’Afrique du nord mais est capturé en Espagne et emprisonné.

 

Troupes Allemandes sur les Champs Elysées – Espagne, défilé de Benito Mussolini 

Finalement relâché, il s’engage dans la 9e DIC et prend le commandement du 2e bataillon du 13e régiment de tirailleurs sénégalais.

Ouarzazate - Les tirailleurs sénégalais 

Jean Gilles prend part à la prise de l’île d’Elbe en juin 1944, puis débarque en Provence et avec la 1re Armée de de Lattre, participe à la reconquête du territoire français puis à la campagne d’Allemagne.

 

Adjoint au chef de corps du 23e régiment d’infanterie coloniale il rejoint l’Indochine en octobre 1945 avec le grade de lieutenant-colonel.

Il rentre en Europe en 1947 et devient commandant de la 1re demi-brigade coloniale de commandos parachutistes.

 

En 1951, il retourne en Indochine et s’illustre notamment lors de la bataille de Na San puis lors de la conquête de la cuvette de Dien Bien Phu.

  

Il obtient ses étoiles de général de brigade en pleine bataille de Na San le 23 décembre 1952 et devient commandant des TAPI (Troupes aéroportées en Indochine). Il est élevé, pour services exceptionnels, à la dignité de Grand-Officier de la légion d’honneur.

De retour en métropole en mars 1954, il obtient le commandement des troupes aéroportées et de la 25e DIAP.

Il commande l’opération aéroportée lors de la crise du Canal de Suez, il rencontre le général de Gaulle en 58 puis est élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée.

Le 9 octobre 1959, il sort indemne avec les généraux Gracieux, Saint-Hilliers et le pilote du crash d’un hélicoptère Alouette II.

À son retour d’Algérie, en 1960 Jean Gilles prend le commandement de la 5e région militaire à Toulouse « région des paras ».

 

Le 21 juillet 1961, à titre exceptionnel, il est élevé par De Gaulle, pour services exceptionnels, à la dignité de Grand-croix de la Légion d’honneur.

 

Il meurt le 10 août 1961, à la suite d’une crise cardiaque. La mention « mort pour la France » lui sera attribuée quelques jours plus tard.

 

 

Monument Mont-Louis 

 

(1) lycées de la Défense français

Merci Frigoulette… à bientôt !